La certification et les protocoles
Hormis les matériels électroniques de détection d'intrusion (de type filaire, radio ou mixte) qui font l'objet de l'attribution conjointe des marques NF et A2P par le CNMIS (Comité national malveillance incendie sécurité), il n'existe pas de marque de qualité française pour les automatismes des autres produits domotiques.
En revanche, des normes et des protocoles sont définis selon les technologies employées pour la transmission d'information entre les équipements d'un système d'automatisation ou de communication : liaison filaire, ondes radio, infrarouge et CPL (Courant Porteur en Ligne).
Liaison filaire
Un interrupteur on/off transmet la commande d'information binaire (norme NF C 15-100).
Ondes radiofréquences
Plusieurs technologies peuvent être mises en œuvre en fonction des applications (entre autres) :
• commande à distance d'équipements : bande de fréquence autorisée 432 MHz ou 868 MHz (meilleure portée et plus grande fiabilité),
• réseau de proximité de type Bluetooth : portée maximale 40 m, débit 730 kbit/s,
• réseau de type Wi-Fi : portée de 50 à 100 mètres, débit de 11 Mbits/s (norme IEEE 802.11b),
• réseau de téléphonie mobile (GSM, GPRS, UMTS).
Infrarouge
Signaux lumineux infrarouges utilisant les protocoles RC5 et IrDA.
CPL (Courant Porteur en Ligne)
Superpose à la tension présente sur les conducteurs phase neutre (230 V, 50 Hz) un signal de fréquence plus élevée et de faible amplitude où transitent les données numériques. Utilise les protocoles PLC Forum, HomePlug alliance, X10 (surtout USA). Norme : NF EN 50 065-1 ; NF EN 50 065-2-1 : transmission de signaux sur les réseaux électriques basse tension.
L'installation électrique sera réalisée par un professionnel en respectant les préconisations définies par la norme NF C 15-100. Véritable référentiel pour les professionnels de l'électricité, la norme a été revue fin 2002 afin de prendre en compte les nouvelles applications de l'électricité.
Cette nouvelle version offre d'ailleurs plus de garanties, plus de sécurité et un meilleur confort d'utilisation pour les constructions neuves. Elle prend également en compte les besoins qu'implique l'installation d'une solution domotique dans la maison. Ainsi :
• le tableau électrique doit disposer dorénavant d'une réserve de place de 20 %, ce qui offre une confortable marge pour l'installation de matériel annexe (système de gestion d'énergie, etc.) ;
• l'installation systématique d'interrupteurs différentiels à haute sensibilité est préconisée à l'origine des circuits des différents appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle, plaques à induction...) afin de garantir la sécurité de l'utilisateur ;
• un socle de prise de communication doit être posé par pièce principale et dans la cuisine, avec un minimum de 2 socles par habitat, mais il est recommandé d'installer plusieurs prises par pièce, afin de garantir un accès facile de n'importe quel endroit et de pouvoir y raccorder selon les besoins le téléphone, l'ordinateur ou même la télévision.
Edité par Promotelec, le mémento "Locaux d'Habitation" permet de disposer d'une information technique claire et complète en matière d'installation électrique.
Bien souvent, l'installation électrique d'un logement ancien ne répond plus aux dispositions minimales qui garantissent la sécurité des biens et des personnes. Il va de soi qu'une telle installation est également obsolète pour couvrir des applications liées au confort électrique.
Il est donc préférable, avant toute réalisation d'une ou plusieurs fonctions domotiques, de faire réaliser un diagnostic pour connaître le niveau de sécurité de l'installation électrique existante.
Aujourd'hui, Promotelec propose un diagnostic de l'installation électrique intégrant les exigences fixées par le décret du 19 décembre 2003 : le diagnostic Confiance sécurité.
*Ce décret et son arrêté d'application définissent la marche à suivre pour pouvoir bénéficier d'une déduction sur impôts, lors de la rénovation d'un ou plusieurs logements d'habitation non décents mis à la location.